Biberon

Le biberon est un ustensile utilisé pour l'allaitement artificiel. Il se présente actuellement sous la forme d'un flacon gradué de contenance réduite pourvu d'une tétine.



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Le biberon (du latin bibere, «boire») est un ustensile utilisé pour l'allaitement artificiel. Il se présente actuellement sous la forme d'un flacon gradué (en verre ou en polycarbonate) de contenance réduite pourvu d'une tétine (en caoutchouc ou en silicone). Depuis son invention, le biberon a connu une grande variété d'améliorations, d'innovations, certaines malheureuses (les longs tuyaux), d'autres principales.

Histoire

Il semble actuellement acquis que les biberons antiques (présents dans bien des musées et quelques collections) n'en sont pas mais seraient plutôt des «Tire-lait». L'utilisation d'ustensiles pour l'allaitement artificiel à l'époque médiévale est quant à elle peu fréquente. On trouve principalement des réutilisations d'objets d'usage domestique (pots, cuillères... ) et les cornes de vache percées pourraient être reconnues à ce titre comme les premiers biberons.

Les périodes qui s'étendent du XVIIe au XXe siècle sont toutes marquées par une évolution importante. Comme toute évolution historique, ces changements se font de manière progressive et la première moitié du XXe siècle voit ainsi se côtoyer les modèles les plus variés.

Évolution des définitions

D'après E. Beaugrand, Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, Tome 9, Victor Masson et Fils, Paris, 1868 :

«On nomme ainsi des vases pouvant contenir 150 à 200 grammes de liquide, terminés par un embout spécifique qui porte un mamelon artificiel et conçus pour l'allaitement des jeunes enfants.
Très anciennement et toujours actuellement, dans énormément de campagnes, on se sert simplement d'une cuiller, d'un gobelet, ou d'une sorte de burette (petit pot), après lesquelles l'enfant boit à la manière ordinaire, au lieu d'aspirer le liquide par succion comme le font l'ensemble des mammifères. Mais alors, cette facilité peut-être trop grande de la déglutition d'une grande quantité de lait, peut offrir des inconvénients, et c'est pour rapprocher au maximum l'allaitement artificiel de l'allaitement naturel que les biberons ont été découverts.»

Cette définition du XIXe siècle cadre bien le sujet. On doit, quand on parle de biberons, distinguer les divers ustensiles utilisés pour l'allaitement artificiels de ceux découverts dans l'objectif d'imiter le sein maternel et qui peuvent, seuls, être qualifiés de biberons.


D'après l'Encyclopédie Hachette, édition 2005 :

«Nom masculin (lat. bibere «boire»). Récipient conçu pour l'allaitement artificiel des nourrissons. Adoptant la forme d'une petite bouteille, le biberon est fabriqué à partir d'un verre ou d'un plastique résistant à la stérilisation ; il est pourvu d'une tétine en caoutchouc, percée d'un orifice par où s'écoule le lait (ou un autre liquide).»

Presque 150 ans séparent cette définition de la première. Les changements qui ont mené aux biberons d'aujourd'hui sont tout autant le fait des progrès scientifiques, qu'industriels et commerciaux.

Des premiers ustensiles au XVIIe siècle

Antiquité

Dans son édition du 20 février 2004, Le Monde publie un article traitant du sujet sous la plume de Patrick Martinat :

«[... ]Nadine Rouquet, céramologue, en arrivant, en 1996, au service archéologique de Bourges, découvre un riche inventaire de ces "biberons" - une cinquantaine - collectés au cours de plusieurs campagnes de fouilles proches de l'ancienne Avaricum (Bourges du temps de César) menées au milieu des années 1970.

L'archéologue est légèrement seule à s'intéresser à ce petit vase fermé jusqu'à ce qu'elle apprenne que des chercheurs allemands ont décelé, sur les parois internes de ces objets, des dépôts acides appartenant exclusivement au lait humain ou animal. La conception de ces récipients lui ayant fait écarter le discutable usage de biberons, elle lance une enquête qui lui permet d'apprécier la quantité assez faible de ces objets - deux cent trente "pour la totalité du territoire des Gaules".»

Son hypothèse théorique du tire-lait - «un instrument médical toujours utilisé actuellement pour dégorger un sein» - se conforte. Présentée à Libourne en 2000, l'idée d'une aspiration du lait par la mère elle-même est «plutôt bien accueillie». Reste à l'expérimenter. «Une amie venait d'accoucher. Je lui ai demandé de pratiquer cette méthode d'auto-aspiration, qui a fonctionné», explique l'archéologue.

Moyen Âge

Cornet médiéval, une corne de vache percée

On trouve dans plusieurs tableaux et gravures de , ou selon, Peter Breughel des représentations d'enfants avec ce qui peut être reconnu comme un biberon et qui n'est autre qu'une corne. Cette version primitive dite «cornet» restera utilisée pendant fort longtemps dans les campagnes d'Europe. C'est sans aucun doute l'instrument le plus simple et le plus ancien ayant été utilisé pour nourrir les enfants à la main. La corne, une fois nettoyée, était percée au bout et le petit orifice ainsi créé, recouvert d'un pis de vache ou d'un tissu enroulé et maintenu par un fil ; ce second dispositif dit du «drapeau» perdurera jusqu'au début du XXe siècle et coiffera une grande variété de modèles.

Premiers biberons

Les premiers instruments «fabriqués» pour l'allaitement artificiel datent des XVIe et XVIIe siècles. Ils sont probablement originaires de Russie, d'Allemagne, de Suisse ou encore de Hollande ou d'Angleterre et sont réservés aux couches aisées de la société.

Ils peuvent être des adaptations du cornet primitif façonnées en argent ou en verre, ou des ustensiles tournés en bois ou en étain. Les petites gens se contentent quant à eux du cornet médiéval, comme nous l'indique F. Ratier dans un article de 1830 qui aborde l'évolution de l'appareil :

«[ … ] à commencer par la corne de vache garnie à sa petite extrémité d'un trayon de l'animal, et que les paysans d'Ukraine présentent aux enfants…»

L'artisanat des XVIIIe et XIXe siècles

La plupart d'ustensiles de formes, matières et natures différentes sont utilisées au cours des XVIIIe et XIXe siècles. Ces modèles trop variés pour être listés peuvent néanmoins être regroupés dans plusieurs grandes familles. Les spécimens abordés ont tous un point commun : adopter un dispositif qui oblige l'enfant à exercer une succion. On écarte ainsi l'ensemble des instruments de type cuillère ou petit pot que les auteurs de l'époque différencient du biberon.

Biberons d'étain et de fer blanc

Biberon en étain Lecouvey breveté 1830. Modèle à tube

La plupart des biberons d'étain sont de type balustre à tétine vissée sur pied (ou piédouche). Il existe des «variantes», droits (non pansus) ou en forme de poire, mais dans l'ensemble des cas seule la tétine se dévisse. Ces modèles sont visibles dans les Musées de l'assistance publique à Paris et des Hospices civils de Lyon, mais aussi dans la collection Dufour.

Moins habituels sont les balustres en trois parties qui se dévissent par le milieu. C'est néenmoins un progrès indéniable en termes d'hygiène, preuve que cette préoccupation n'est pas encore d'actualité. Un exemplaire est répertorié dans le livre de l'Abbé Bidault (sans marque) et un autre dans l'ouvrage de Michel Schonn. Ce dernier est signé du potier d'étain Salmon à Chartres.

Plus surprenant toujours, plusieurs catalogues pharmaceutiques du début des années 1860, présentent des biberons en forme de sabot de la marque Guilbaut. Ce fabricant, qui propose néanmoins le classique sur pied, semble l'unique à avoir tenté la commercialisation de cette rareté.

Les biberons de fer blanc sont des petits pots à longs bec, réductions d'ustensiles ménagers de l'époque. Actuellement, particulièrement peu habituels par la nature altérable du matériau employé, ils n'en demeurent pas moins forts représentatifs.

Poteries régionales

Si les étains sont aisément identifiables, il n'en va pas de même des multiples poteries issues du Moyen Âge et dont l'apparence et l'utilisation ne sont pas forcément particulièrement évidentes. Ces pots présentent néanmoins plusieurs points communs sur lesquels on peut s'appuyer pour les identifier : un bec, court ou long, qu'on recouvre le plus fréquemment du drapeau, un trou de remplissage et une contenance qui fluctue en moyenne de 120 à 150 ml.

Faïences de Quimper

Biberon dit «Pod Bronnek», signé HR 1850-1870

Il est un type qui mérite qu'on s'y attarde, car il ne laisse aucun doute quant à son utilisation, c'est le «Pod bronnek». Ce vase ovoïde sur piédouche est pourvu d'une ouverture supérieure à petit goulot droit, d'une anse latérale et d'un bec en forme de mamelon.

Il semble établi que ces cruches furent employées comme biberons. Les Cartes Postales Anciennes bretonnes sur le thème sont presque habituelles et de nombreux articles de la fin du XIXe et du début du XXe l'évoque : dessin dans un ouvrage de 1889 ou encore illustration dans le Fureteur Breton qui montre ce type de biberon utilisé avec tuyau. Si cette utilisation est bien entendu fantaisiste, elle prouve néanmoins sans équivoque que ce type d'objet fut utilisé pour l'allaitement des enfants. Enfin une huile sur toile de Gauguin datée de 1889 nous en montre un bel exemple.

Verre soufflé

Biberon dit «français» avec tétine en os montée sur liège

C'est à la fin du XVIIe, mais en particulier au début du XIXe siècle que le verre se généralise dans le domaine de l'allaitement artificiel. Après plusieurs tentatives non concluantes avec le caoutchouc, les essais vont se recentrer sur le verre. Les qualités de transparence et d'inaltérabilité liés à cette matière en étant la principale raison. On peut ainsi lire dans plusieurs ouvrages de médecine du début du XIXe siècle des propos allant dans ce sens :

«Autant que envisageable, on choisit des biberons en verre ; ceux en métal, en bois ou en caoutchouc, contenant toujours à la longue une odeur plus ou moins forte, plus ou moins fétide, désagréable, repoussante pour l'enfant.»

Parmi les différents modèles en verre, la majorité seront de simples bouteilles mais une forme va se généraliser et perdurer pendant plus d'un siècle, c'est la limande. Elle apparaît au début du XIXe siècle et on en trouve toujours en 1910 dans le catalogue Robert. Les caractéristiques de ce biberon n'évolueront que particulièrement peu pendant tout ce temps. Le biberon présente un corps oblong avec un bec soudé au corps principal par l'intermédiaire d'une collerette rapportée à chaud lors de la fabrication. Il comporte un trou de remplissage dans sa partie supérieure. Certains modèles, plus rares, sont sans collerette.

Le verre du XIXe siècle au début du XXe siècle

Parallèlement à ces flacons de verre soufflé, limandes ou non, vont apparaître plusieurs modèles qui auront en commun, hormis d'adopter pour la majorité un dispositif à tube interne et une tétine fort complexe, de porter le nom de leur inventeur. La grande nouveauté de ces biberons est par conséquent de ne plus être anonymes. C'est l'arrivée des marques. Jusque là seuls quelques poinçons, peu habituels on l'a vu, indiquaient l'origine.

Les premières marques

Catalogue pharmaceutique Dorvault, 1862, p. 194

Loin d'être anodin, ce changement est certainement à l'origine du biberon moderne, qui va ainsi passer de l'artisanat à une production de produit avec commerce et publicité associée. On débute ainsi à trouver, au milieu du XIXe siècle, des encarts qui ressemblent fort à de la publicité :

«Mme Breton, sage-femme, vient de transférer sa produit de biberons, bouts de sein, dans sa propriété rue Saint-sébastien, 40 boulevard des Filles-du-Calvaire, où elle reçoit des dames enceintes à tous termes de la grossesse, à des prix modérés.»

C'est le début de la concurrence entre les inventeurs, qu'ils soient médecins, sages-femmes ou industriels.

On trouve la plupart de modèles à la fin des années 1860. Le catalogue Dorvault de 1862 en fait l'inventaire : Biberon de Madame Breton, Darbo, Charrière, Thiers. On peut citer aussi le biberon Mathieu, ou encore le biberon de Salmers, celui de Leplanquais ou enfin celui de Burq.

Robert et les biberons à long tuyau

C'est au cours de la révolution industrielle que les biberons en verre prennent leur essor. L'industrie va permettre la production à grande échelle des flacons de verre. Cet inventeur fabricant va être pendant près de 50 ans le symbole de l'allaitement artificiel.

Biberon Robert, Méplat à pans, 1873. Modèle à long tuyau

À la fin des années 1860, cet entrepreneur dijonnais met au point son «biberon Robert à soupape» (système long tuyau agrémenté d'un second trou dit «soupape» pour la régulation du débit). Ce biberon symbolisera la marque pendant plus de 20 ans ; Ceci quoique la produit produise quelques limandes et des biberons simples à bouchon de verre vissé et long tuyau.

Ce biberon recevra les louanges largement. Ainsi en 1873, le biberon Robert à soupape reçoit une médaille d'honneur, Inscription : «Paris 1873 - Exposition Universelle - Honneur à Robert»[1] et une autre à Marseille l'année suivante par la Société protectrice de l'enfance. En 1883, dans un article rédigé par l'Académie d'hygiène contre les maladies du premier âge et la mortalité des nourrissons, le docteur Vandenabelle en fait l'éloge :

«L'on s'est peu ému lorsque les Anglais nous inondaient de leurs biberons, dont les caoutchoucs contenaient de notables proportions de sels de zinc et qui empoisonnaient en France un tiers des nourrissons. Un ingénieur français, M. Robert, est venu heureusement suppléer à cet état de choses, en présentant un biberon, ayant non seulement des qualités commodes mais toujours physiologiques.»

L'âge d'or du biberon

Biberon Le Parfait Nourricier

Cette période est sans conteste l'une des plus riche en termes de modèles et de marques pour l'objet biberon. On passe progressivement du biberon à long tuyau, qui sera interdit en 1910, au biberon nourricier qui adopte une forme de sabot posé à plat.

Outre Robert, on peut citer Monchovaut, Grandjean, Rougeot ou Leplanquais, qui, quoiqu'issus de la période préindustrielle, continuent à commercialiser des modèles tardivement.

Tous ces modèles et bien d'autres se partagent un marché de l'allaitement artificiel en pleine expansion au cours des quelques décennies qui séparent les premiers modèles d'inventeurs du début du XIXe siècle, des stérilisateurs issus des «Gouttes de lait» de la fin du même siècle.

Du stérilisateur au biberon moderne du XXe siècle

Biberon Lolo

La première partie du XXe siècle est probablement une des périodes où se côtoient le plus de modèles différents. Les campagnes françaises regorgent toujours de biberons «tueurs» à longs tuyaux, mais également d'une grande variété de petits pots en terre ou en faïence de la période préindustrielle. Les villes ne sont pas plus «modernes» et , si quelques pharmacies vendent les nouveaux biberons en verre moulé de forme droite dont la marque Lolo est une des plus connue, on y trouve toujours les modèles nourriciers, bouteilles ou longs tuyaux du siècle précédent.

Le stérilisateur

Le catalogue Bachelet, dans sa 6e édition qu'on peut dater des années 1910–1920, présente le biberon Lolo au milieu des nourriciers Grandjean (insemblable et meusien), Robert (peaufiné sans tube et nourricier) et d'autres modèles du même genre. Cette page 54 du catalogue est assez représentative de ce début de siècle. Si les biberons sont désormais tous à tétine, la forme droite reste toujours marginale.

Grâce aux observations ainsi qu'aux expériences de certains médecins, les recommandations de l'Académie de médecine vont se faire de plus en plus précises et l'hygiène va devenir la principale préoccupation des fabricants. La condamnation des anciens dispositifs et la stérilisation poussent les fabricants à faire évoluer leurs modèles vers une forme plus moderne qui va mener au développement de ce qui reste toujours dissocié du biberon : le stérilisateur.

Le sérigraphié

Un des premiers spécimens de ce type de biberon est certainement le biberon de marque Amour reproduit à la page 210 du catalogue Dufour. Ce modèle[2] est daté du début du XXe siècle. Ce précurseur reprend les caractéristiques du genre : bouteille cylindrique avec inscriptions sérigraphiées en couleur. Pourtant, on ne peut toujours parler de biberon sérigraphié au sens moderne. Les inscriptions sont , certes, «peintes au pochoir», mais de manière artisanale. Cette technique, particulièrement fastidieuse, sera vite remplacée par la sérigraphie industrielle.

Biberon sérigraphié Gloria

Grâce à la sérigraphie couleur, le biberon va par conséquent retrouver un moyen de se différencier. Cette fois, les marques vont être liées à l'industrie agroalimentaire et surtout laitière. Retenons Nestlé, Mont Blanc, Gloria, Maggi (racquis par Nestlé en 1947) ou encore Gallia/Gervais. Tous ces industriels produisent un lait dit concentré (sucré la majorité du temps), qui va devenir la base des préparations pour nouveau-nés de l'après-guerre à partir de 1946. Toutes ces marques auront bien entendu en commun de mettre en avant les qualités de leurs produits.

Tout d'abord Nestlé, Mont Blanc et quelques autres commercialiseront des biberons en verre fin de plusieurs tailles, puis Nestlé s'orientera vers la forme cylindrique qu'on connaît toujours et utilisera le verre Pyrex.

Le Suisse Nestlé et le Français Mont Blanc vont se partager une large part du marché pendant les années 1940 et 1950. Les inscriptions de ces modèles seront de véritables modes d'emploi.

La bague vissée

Chauffe-biberon et biberon sérigraphié à bague vissée bakélite Mont Blanc

C'est au début des années 1950 que les biberons vont s'enrichir d'une innovation qui perdure toujours actuellement : le dispositif à bague vissée. Ce dispositif sera néenmoins spécifique à un seul modèle, déposé, pendant un certain temps : le Bib 49. Le flacon de verre moulé hexagonal est pourvu d'un large pas de vis sur lequel se fixe une bague qui retient la tétine, le tout protégé par un obturateur et la totalité n'a pas encore de bouchon. Le matériau bakélite employé au départ sera vite remplacé par le plastique.

Mont Blanc et Remond seront les premiers sérigraphiés à utiliser ce procédé. Les inscriptions sérigraphiées vont garder un temps leurs «multi dosages» (lait concentré, en poudre ou même naturel) pour finir par laisser place à une graduation unique en millilitres, avec la disparition des laits concentrés au profit des laits en poudre.

Pour cette période, on retiendra bien entendu Guigoz, marque de lait, mais également et en particulier Remond qui toujours présent actuellement, va dominer le marché du biberon pendant près de 20 ans.

Économie

Marques

France

Aujourd'hui, Rémond, dont le slogan est «Fournit depuis plus de 50 ans biberons et tétines aux maternités», a perdu sa prééminence au profit de nouvelles marques, comme Dodie ou encore Avent qui ont su changer la forme du biberon.

La marque Avent insiste sur sa tétine silicone, mais aussi sur sa valve anti-fuite et anti-colique. Sa forme plus basse et plus large rend ce modèle plus stable ; avec son col particulièrement large et sa matière polycarbonate résistante au lave-vaisselle, ce biberon est particulièrement apprécié.

La marque Brown's, adaptation de Dr Brown's sur le marché français (car l'expression Docteur est interdite en France), est lancée en 2010 et insiste sur son dispositif de ventilation breveté qui empêche l'oxydation du lait (conservation optimale des nutriments essentiels du lait), permet un écoulement naturel du lait et offre des propriétés anti-colique, anti-gaz et anti-otite. Ce biberon a été élu 7 fois produit de l'année par le magazine'American Baby'. L'ensemble des informations sur www. pharmababy. com


Amérique du Nord

En Amérique du Nord, le biberon de marque Playtex domine beaucoup le marché. Fait de plastique solide et fréquemment décoré de formes aux couleur pastel, ce biberon est peu coûteux[réf.  nécessaire].

Distribué par Handi-craft, la marque Dr Brown's perce beaucoup le marché grâce à son dispositif de ventilation breveté développé par le Dr Brown's qui, avec son équipe médicale, a réalisé des études scientifiques qui prouvent que grâce à l'utilisation de ce biberon, les coliques et gaz sont réduits, les nutriments essentiels du lait sont mieux conservés grâce à une oxydation moindre du lait.

Santé

Stérilisation

Les «stérilisateurs» et les chauffe-biberons sont toujours d'usage courant, même si les autorités sanitaires françaises (surtout l'Agence française de sécurité sanitaire en 2005) précisent que :

Risque du plastique BPA

Le Bisphénol A (BPA), substance chimique particulièrement présente dans les plastiques alimentaires et surtout dans 90% des biberons a été mis en cause en 2008. Le BPA est soupçonné d'être un perturbateur endocrinien. L'Association médicale américaine a publié en octobre 2008 une étude concluant qu'une hausse de la concentration de BPA dans l'urine augmentait de 39% les risques de diabète et de maladie cardiovasculaire.

Six grands fabricants de biberons viennent de prendre la décision de ne plus en fabriquer aux États-Unis, mais rien ne précise leur position pour l'exportation [3]. Au Canada, l'ensemble des biberons contenant du BPA ont été retirés du marché à titre de précaution. En Europe, l'EFSA estime que les doses de BPA absorbées par les bébés sont trop faibles pour être dangereuses. Certains fabricants de biberons (Dodie ; Avent du groupe Philips) ont décidé en 2008 de fabriquer des biberons sans BPA mais commercialisés plus chers[4]. En France, l'Assemblée nationale a voté le mercredi 23 juin 2010 l'interdiction du bisphénol A (BPA) pour les biberons. Par contre, ce composé chimique est toujours autorisé dans les autres plastiques alimentaires.

Notes et références

  1. Cependant l'exposition universelle de 1873 a eu lieu à Vienne.
  2. FEC. 1299
  3. Les Etats-Unis se débarrassent des biberons avec du bisphénol A", in Europe 1. fr, [1]
  4. Allo, maman bobo !", in Le Nouvel Observateur, 25 septembre 2008 et [2]

Voir aussi

Liens externes

Bibliographie

Lieux d'exposition

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